Un devis illisible, et l'envie de faire autrement.
Pourquoi le studio existe, comment l'idée est née, d'où vient le nom et ce qui a changé depuis les premiers projets.
Un travail remarquable, une vitrine qui ne le dit pas.
Il y a, dans un rayon de vingt kilomètres autour de Rennes, des centaines d'artisans dont le travail est irréprochable et dont personne ne sait rien. Le menuisier qui fait des escaliers que les architectes s'arrachent. La crêperie qui remplit sa salle tous les midis depuis douze ans. Le kiné qui a une liste d'attente de trois mois.
Tous ont le même point commun : quand on cherche leur nom sur un téléphone, on ne trouve rien. Ou pire, on trouve une page laissée à l'abandon en 2016, illisible sur mobile, avec un numéro de téléphone qui n'est plus le bon.
VISTA est né de cet écart-là. Pas d'une envie de faire des sites — d'une gêne à voir du bon travail rester invisible.
Un devis à 6 000 €, pour six pages.
L'idée s'est précisée devant le devis qu'une agence avait remis à un artisan rennais : six pages, six mille euros, quatre mois de délai, et un contrat de maintenance obligatoire. Le document faisait onze pages. L'artisan n'en avait compris aucune.
Ce n'était pas de l'arnaque. C'était simplement une agence taillée pour des clients qui ont un service communication, appliquée à quelqu'un qui n'en a pas. Le devis était fait pour rassurer un directeur marketing, pas pour être lu par un homme qui pose des fenêtres.
Il manquait un intermédiaire : une équipe qui fasse le travail d'une bonne agence, mais qui parle comme un artisan à un autre. C'est ce que VISTA essaie d'être. Nous sommes cinq aujourd'hui, et c'est toujours Lohann Georget, le fondateur, qui décroche le téléphone.
Un site n'est pas un objet de communication. C'est un outil de travail, et il se juge comme tel : est-ce que le téléphone sonne.
VISTA, c'est ce qu'on voit en arrivant.
Le mot vient de l'italien : la vue. Pas n'importe laquelle — celle qui s'ouvre d'un coup, au détour d'une rue ou en haut d'un escalier, et qui fait qu'on s'arrête.
Un site joue exactement ce rôle pour une entreprise. C'est la première vue qu'on en a, presque toujours avant d'avoir poussé la porte ou décroché le téléphone. On juge une maison à ce qu'on en aperçoit depuis la route. Notre métier est de soigner cette vue-là : qu'elle dise vrai, et qu'elle donne envie d'aller plus loin.
Le même niveau d'image, quelle que soit la taille.
Une petite entreprise n'a pas moins besoin d'une belle image qu'une grande. Elle en a davantage besoin : elle n'a ni notoriété ni budget publicitaire pour compenser une mauvaise première impression.
On refuse donc l'idée du « site pour petit budget » — celui qu'on reconnaît immédiatement au gabarit acheté vingt euros. Un artisan seul doit pouvoir arriver en ligne avec le même soin typographique, la même vitesse d'affichage et la même clarté qu'une marque installée. C'est faisable. Il faut juste accepter de travailler vite et de ne pas facturer la structure.
Ce qui a changé depuis le début.
Le studio n'a pas commencé avec la méthode qu'il applique aujourd'hui. Elle s'est construite projet après projet, souvent en corrigeant une erreur.
Un site, un client, trop de temps
Les premiers projets duraient deux mois parce qu'on redémarrait tout de zéro à chaque fois. Le résultat était bon, le rythme intenable.
Une base technique unique
On a arrêté les gabarits achetés et construit notre propre socle : pages statiques, aucune extension inutile. C'est ce qui a fait tomber le délai à quinze jours et permis d'ouvrir une première formule à 449 €.
La rédaction comprise dans le prix
C'était l'étape où les projets s'enlisaient : le client n'envoyait jamais ses textes. On l'a intégrée au forfait et le blocage a disparu.
Un seul interlocuteur, du devis à la maintenance
La personne qui cadre votre projet est celle qui décroche six mois plus tard. C'est la contrainte qui nous limite en nombre de clients, et celle à laquelle on tient le plus.